Quelles banques choisir et quelles banques éviter ? Que faire en cas d'interdit bancaire ou de difficultés pour rembourser un emprunt ? Quelles sont les assurances obligatoires et celles qui sont facultatives...
BY VDB
#45638
Le parcours du combattant !!
A la recherche d'une banque pour un prêt immobilier pour ma fille (en situation de handicap), je me trouve devant un mur...
toutes les banques que j'ai interrogé refusent d'accorder un crédit immobilier à ma fille !! Alors bien sûr elles disent que ce n'est pas à cause de son handicap (ce serait discriminatoire !), le prétexte est ''le reste à vivre''. Ils disent qu'il lui faut un reste à vivre minimum de 800€.
Elle travaille en ESAT pour un salaire de 790€ et perçoit l'AAH et la prime d'activité pour un montant d'environ 720€ ; mais pour eux l'AAH ne peut pas être prise en compte car non saisissable en cas d'impayé !!! donc refus du crédit !!! et ce malgré le fait que son acquisition serait de 80000€, qu'elle arrive avec un apport de 40000€ (soit 50%) qu'en 4 ans elle a mis de côté plus de 50000€... et que l'emprunt ne serait que de 40000€ soit une mensualité moyenne du crédit de 300€. doc si je prend 1500€ (revenu + AAH) moins 300€ de crédit resterai 1200€ de reste à vivre... mais pour eux non puisqu'ils ne prennent pas l'AAH en considération... c'est honteux :(
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BY Renaud
#45639
Bonjour VDB,

Je comprends votre colère et votre découragement, malheureusement la situation que vous décrivez est assez fréquente.

Sur le fond, les banques raisonnent de manière très rigide : elles appliquent leurs grilles internes et beaucoup refusent effectivement d’intégrer l’AAH dans les revenus, au motif qu’elle est insaisissable. Juridiquement, elles en ont le droit, même si cela aboutit à des situations profondément injustes au vu de l’épargne, de l’apport et du faible montant du crédit demandé.

Cela étant dit, tout n’est pas fermé. Certaines pistes peuvent parfois débloquer les choses :
  • se tourner vers un courtier spécialisé (certains travaillent spécifiquement avec des profils AAH/ESAT et connaissent les rares établissements plus ouverts) ;
  • privilégier les banques mutualistes ou coopératives, parfois plus souples selon les agences ;
  • proposer une garantie supplémentaire (caution parentale, hypothèque sur le bien, nantissement d’une partie de l’épargne) ;
  • envisager un montage alternatif (indivision, SCI familiale, prêt intrafamilial encadré par notaire, puis rachat ultérieur).
Vous pouvez aussi demander un refus écrit et motivé, puis saisir le médiateur bancaire de l’établissement, même si cela n’aboutit pas toujours. À défaut, certaines associations de défense des droits des personnes handicapées peuvent accompagner ce type de démarches et orienter vers des solutions concrètes.

Vous avez raison de souligner l’absurdité du raisonnement quand on regarde les chiffres : apport conséquent, mensualité faible et capacité d’épargne prouvée. Malheureusement, le système bancaire regarde davantage la sécurité juridique que la réalité humaine… Courage à vous, et n’hésitez pas à multiplier les pistes, c’est souvent la persévérance qui finit par payer.